
Quel criminel fut épargné à Paris puis guillotiné à Montbrison ?
Il échappe à la peine de mort pour les attentats à l’explosif qu’il revendique, et la reçoit deux mois plus tard pour l’assassinat d’un vieil ermite, qu’il avoue.
Magistrat honoraire Avocat au barreau de Versailles

Il échappe à la peine de mort pour les attentats à l’explosif qu’il revendique, et la reçoit deux mois plus tard pour l’assassinat d’un vieil ermite, qu’il avoue.

Il est des pièces où l’on entre par courtoisie administrative et dont on ressort le souffle un peu court.

En traversant dans les Ardennes le village de Sorbon, puis en se rendant à la médiathèque de Rethel où était organisée une exposition sur le fondateur de la Sorbonne, notre chroniqueur s’est interrogé sur l’héritage judiciaire de Robert de Sorbon.

Le 31 juillet 1914, Jean Jaurès est assassiné en pleine rue par Raoul Villain, un jeune homme persuadé d’agir au nom de la patrie. Le crime est revendiqué, sans ambiguïté. Pourtant, cinq ans plus tard, son auteur est acquitté par la cour d’assises de la Seine. Comment un meurtre aussi clair peut-il déboucher sur une telle décision ? Ce verdict raconte autant la justice d’un homme que celle d’une époque.

Dans les palais de justice français, deux colliers d’or demeurent accrochés aux frontons et aux boiseries comme des survivances de l’Ancien Régime. Hérités des ordres de Saint-Michel et du Saint-Esprit, ils rappellent que la justice se rendait jadis au nom du roi et sous le signe de sa souveraineté. Entre chevalerie, pouvoir et justice, ces emblèmes disent encore la hiérarchie d’un monde disparu.

Notre chroniqueur est allé étudier les esquisses élaborées par Claire Tabouret pour créer de nouveaux vitraux à Notre Dame de Paris destinés à remplacer des vitraux du XIXe siècle toujours intacts après l’incendie et la restauration de la cathédrale. Il revient sur les litiges ayant opposé un autre artiste, Daniel Buren, à l’État et aux opposants à l’introduction de l’art contemporain dans l’espace patrimonial ancien.

Notre chroniqueur est allé à la rencontre de prud’hommes pêcheurs méditerranéens, tous fiers d’appartenir à une corporation aux traditions ancestrales intactes et aux pouvoirs disciplinaires acceptés et respectés. Il a découvert que le saint patron des pêcheurs, Saint Pierre, était omniprésent dans le décor des prud’homies et parfois invoqué dans l’organisation de leurs festivités.

Notre chroniqueur a fait le tour des juridictions et regrette que la prudence ait progressivement déserté le décor des tribunaux construits au XXe et au XXIe siècles. En parcourant les palais de justice en effet, un constat s’impose : autrefois visible et presque incarnée dans la pierre et les décors, elle semble peu à peu s’être retirée, comme une figure silencieuse reléguée hors du champ des regards.

Notre chroniqueur quitte l’Égypte et les rives du Nil pour revenir aux sources de l’Europe médiévale à l’époque où Charlemagne, empereur d’Occident, s’érigeait en juge de pape et étendait son empire sur une grande partie de l’Europe à laquelle il imposait une certaine idée de la justice.

Dans ce troisième épisode de son feuilleton égyptien, notre chroniqueur évoque la bataille judiciaire qui a permis, non sans difficulté, de sauvegarder l’environnement des pyramides après leur classement au patrimoine mondial Unesco. Mais il évoque également un épisode très discutable et très contesté de réintroduction d’une statue géante sur la façade du temple de Louxor.

Dans sa dernière chronique, Étienne Madranges, de retour d’Égypte, évoquait le sort de l’enfant-roi, le jeune pharaon Toutânkhamon, vedette du nouveau grand musée égyptien du Caire. Cette semaine, il nous propose d’aller à la rencontre de Maât, tout à la fois déesse de la justice et concept d’ordre et d’harmonie universelle que s’appropriaient les pharaons.

Notre chroniqueur revient d’Égypte, où il est allé découvrir le nouveau musée du Caire. Récemment inauguré lors d’une cérémonie fastueuse par le président Al Sissi, ce gigantesque temple de l’histoire, recelant 160 000 objets, a été imaginé à la gloire du pays des pharaons, par l’ancien président Moubarak. Une aile entière de ce musée est exclusivement dédiée à l’enfant-roi Toutânkhamon.