
Insertion des jeunes : la Dares cherche le mode d’emploi

Faut-il sonner l’alarme ? Les chiffres de l’emploi des jeunes en France inquiètent toujours pouvoirs publics et économistes, et ce malgré le déploiement de dispositifs censés favoriser l’entrée sur le marché, comme le récent plan « 1 jeune, 1 solution ». « Pour les jeunes âgés de 15 à 24 ans, le taux d’emploi est de 34,9% environ en 2022, quand il est de plus de 50% en Allemagne et de plus de 75% aux Pays-Bas », situe Gilbert Cette, président du Conseil d’orientation des retraites (COR) et professeur d’économie. Avec d’autres spécialistes, le nouveau dirigeant du COR installé en octobre dernier était invité par la Dares, le 5 mars, pour une journée de réflexion autour de l’emploi des jeunes
Même s’il note que le taux d'emploi des jeunes « a sensiblement augmenté en France sur les vingt dernières années », passant de 30,4% en 2000 à 34,9% en en 2022, Gilbert Cette relève des « points de préoccupation assez forts » chez les jeunes. Comme par exemple la situation des « NEET » (ceux qui ne sont ni en emploi, ni en étude, ni en formation). Ils représentent 11,6 % de la population âgée de 15 à 29 ans (soit 1,5 million de personnes) et 19% des 24-29 ans. Malgré une légère baisse de la part des NEET chez les 15-24 ans entre 2020 et 2022 (de 11,2% à 10,1%) grâce aux politiques publiques comme le développement de l’apprentissage, Gilbert Cette juge ces statistiques « alarmantes ».
« Des jeunes veulent travailler mais ne trouvent pas d’emplois »
Veerle Miranda, économiste au sein de l'OCDE, présente un état des lieux plus nuancé. Le fait que le taux d'emploi des 15-24 ans (35%) soit inférieur à la moyenne de l'OCDE (42%)

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