Journal Spécial des Sociétés n° 19 - Journée annuelle de l’AFJE
Par :
Bérengère Margaritelli
mercredi 8 mars 2017 09:44 - 2 min
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Jusqu’où ira la féminisation croissante de la
profession de juriste d’entreprise ? Selon une étude de l’AFJE (l’Association
française des juristes d’entreprise), en 2015, 67 % d’entre eux étaient des
femmes soit une augmentation de 11 % par rapport à 2008. Dans une enquête
datant de 2002, les hommes représentaient alors la majorité (50,80 %).
Étrangement, ce mouvement ne semble pas affecter les directeurs juridiques
(DJ). En 2016, parmi un panel de 179 DJ, 60 % étaient des hommes. « Cette proportion relative est
représentative des membres du Cercle Montesquieu et de l’AFJE », précise la
cartographie des directions juridiques. Créer artificiellement une parité
parfaite en l’imposant peut, paradoxalement, engendrer l’effet inverse. Ce qu’il
faut, c’est créer les conditions d’égalité d’accès à tous les emplois. Si cela
semble être le cas chez les juristes d’entreprise, il reste des progrès à faire
en ce qui concerne les postes à responsabilité. En ce 8 mars, journée
internationale des femmes depuis 1977, le Journal Spécial des Sociétés a mis en
avant des représentantes de certaines professions du droit. Dans une interview,
Stéphanie Fougou revient sur l’actualité juridique, notamment la loi Sapin 2 et
la Journée annuelle de l’AFJE intitulée « Doing
good is good business ». Pour la présidente de l’AFJE, aujourd’hui « le
juriste n’est pas seulement celui qui dit la loi, ou qui dit ce qui doit être
fait ou pas, mais il est en quelque sorte le garant de l’éthique, de la bonne
conformité ». Ensuite, les trois bâtonniers femmes qu’a connues le barreau de
Paris depuis le début de sa longue histoire ont répondu chacune à un court
entretien. Il n’en ressort aucune volonté de revanche, mais un simple désir
d’égalité. Dominique de La Garanderie, premier bâtonnier de l’ordre des avocats
de Paris de 1998 à 1999, déclare ainsi : «
Je souhaitais que mes consœurs et mes confrères puissent considérer que
" l’une " ou " l’autre "
à la tête de l’ordre, femme ou homme, assurait la stratégie dans la continuité
de notre éthique ».
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