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Le Conseil des ministres a prononcé ce 16 septembre la dissolution de l’association gérant la mosquée de Chanteloup à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), qui avait été fermée au cœur de l’été, accusée par l’État d’avoir légitimé « des actes de terrorisme ».
La dissolution administrative était proposée par le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez. Cette association avait déjà vu ses avoirs gelés par un arrêté gouvernemental le 2 juillet. Puis, le 7 août, le tribunal administratif de Montreuil avait validé la fermeture pour six mois de la salle de prières.
Le préfet de Seine-Saint-Denis, Julien Charles, était allé lui-même à l’audience devant le tribunal administratif justifier la décision de fermeture.
Le représentant de l’État avait évoqué des intervenants « connus pour légitimer publiquement des actes de terrorisme et faire l’éloge du djihad armé » et « un discours visant à déshumaniser les individus ne s’inscrivant pas dans une pratique radicale de l’islam afin de légitimer et attiser la violence à leur encontre ». Le préfet avait également évoqué la fréquentation de la mosquée par « des personnes radicalisées attirées par une lecture ultrarigoriste de l’islam ».
Le tribunal administratif avait conclu qu’ « en effet ont été tenus, au sein de cette mosquée ou sur les réseaux sociaux, par des personnes en charge du culte qui y officient, des propos constitutifs de provocation à la violence, à la haine ou à la discrimination en lien avec le risque de commission d’actes de terrorisme, à la commission d’actes de terrorisme ou à l’apologie de tels actes ».
L’avocat de l’association, Rafik Chekkat, avait réagi en août à cette fermeture, en assurant que ses clients iraient « devant le Conseil d’État » pour contester cette décision, « afin de défendre la liberté religieuse, la liberté d’expression et le principe de laïcité ».
Dans un communiqué publié en juillet, l’association avait affirmé avoir toujours agi « dans le strict respect des lois de la République » : « les griefs retenus à l’encontre de nos imams nous paraissent reposer sur des propos décontextualisés et partiels ».
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