Affaire Paty : le prédicateur Abdelhakim Sefrioui dépose plainte à Nanterre pour violation du secret de l’enquête

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lundi 28 septembre 2026 18:08 - 2 min
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Les avocats du militant islamiste Abdelhakim Sefrioui, condamné à 15 ans de prison dans l’affaire Paty, ont annoncé ce lundi avoir déposé plainte auprès du procureur de Nanterre pour violation du secret de l’enquête, qui a conduit selon eux à la « diabolisation publique » de leur client.

La plainte a été déposée le 15 septembre des chefs de violation du secret de l’enquête, violation du secret professionnel et recel de ces infractions, selon un communiqué transmis à l’AFP.

Le prédicateur avait été condamné début mars à 15 ans de réclusion criminelle pour avoir « préparé » les conditions « d’une infraction terroriste » en menant une cabale conclue par l’assassinat de Samuel Paty.

« Des conséquences directes et irréversibles »

Selon ses conseils, des informations relatives à sa garde à vue le 17 octobre 2020, « qui, par leur nature et leur précision, ne pouvaient être connues que des enquêteurs et des personnes concourant à la procédure », avaient alors été communiquées à la presse.

En parallèle, ajoutent les avocats, une page à propos d’Abdelhakim Sefrioui avait été publiée sur le site Wikipédia « au moment même où débutait sa première audition », contenant « des éléments biographiques et factuels inexacts, voire fabriqués de toutes pièces ».

« Cette divulgation, intervenue dans le contexte d’une affaire d’une exceptionnelle gravité et d’une sensibilité politique majeure, a eu des conséquences directes et irréversibles sur la personne de M. Sefrioui », estiment Mes Vincent Brengarth, Colomba Grossi, Francis Vuillemin et Ouadie Elhamamouchi.

Selon eux, cela a conduit « à sa diabolisation publique et à sa désignation comme coupable avant même toute mise en examen et tout débat judiciaire ».

Pourvoi en cassation

Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), avait été assassiné en 2020 par un jihadiste tchétchène, Abdoullakh Anzorov.

Abdelhakim Sefrioui n’avait pas été en contact avec l’assassin et n’avait pas eu connaissance de son projet criminel. Il avait été condamné pour avoir été l’un des initiateurs de la campagne de haine en ligne contre le professeur de 47 ans.

Après la confirmation de sa peine en appel, Abdelhakim Sefrioui s’était pourvu en cassation en mars dernier, estimant que sa condamnation marquait une extension inédite et excessive de l’association de malfaiteurs terroriste.

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