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Lorsqu’une société enregistre des pertes importantes, ses capitaux propres peuvent devenir inférieurs à la moitié de son capital social. Cette situation déclenche une procédure spécifique prévue par le Code de commerce.
Dans ce cas, les associés doivent décider s’ils souhaitent :
On parle alors de poursuite d’activité malgré les pertes ou de continuation de l’activité malgré la perte de la moitié du capital social.
Ce mécanisme concerne principalement les :
L’objectif est simple : permettre à l’entreprise de continuer son activité tout en imposant une régularisation de sa situation financière.
La procédure devient obligatoire lorsque les capitaux propres deviennent inférieurs à la moitié du capital social à la clôture d’un exercice comptable.
Le calcul repose sur une comparaison entre :
Exemple :
Une société dispose d’un capital social de 20 000 euros.
Après plusieurs pertes, ses capitaux propres tombent à 8 000 euros.
La moitié du capital social étant de 10 000 euros, la société est concernée par cette procédure.
Bon à savoir : cette situation ne signifie pas automatiquement que l’entreprise est en difficulté irrémédiable. Elle impose simplement une réaction juridique.
Oui.
La loi n’impose pas la dissolution automatique de la société.
Les associés peuvent décider de maintenir l’activité, à condition de respecter une procédure précise et de régulariser la situation dans les délais légaux.
Cette solution est souvent retenue lorsque :
Conseil pratique : avant toute décision, il est recommandé d’établir un prévisionnel pour mesurer la capacité réelle de rebond.
La poursuite d’activité implique plusieurs étapes obligatoires.
Le dirigeant doit consulter les associés dans les quatre mois suivant l’approbation des comptes ayant révélé les pertes.
Cette consultation vise à voter :
La décision doit être formalisée dans un procès-verbal.
Si les associés votent la continuation de l’activité, un avis doit être publié dans un support habilité à recevoir des annonces légales.
Cette publication informe les tiers de la situation de la société.
La décision doit ensuite être déposée via le Guichet unique des formalités des entreprises.
Cette formalité permet la mise à jour du RCS et du RNE.
Poursuivre l’activité malgré les pertes n’est pas sans impact.
La société peut faire apparaître une mention relative à la perte de la moitié du capital.
Cette information peut être consultée par :
Cela peut affecter la crédibilité financière de l’entreprise.
Les partenaires peuvent demander :
Le dirigeant doit agir avec prudence.
Si la poursuite de l’activité aggrave les difficultés ou retarde une déclaration de cessation des paiements, sa responsabilité peut être engagée.
Point d’attention : si l’entreprise est en cessation des paiements, la poursuite d’activité malgré les pertes ne remplace pas une procédure collective.
En cas de poursuite de l’activité, la société dispose d’un délai de deux ans pour régulariser sa situation.
Ce délai commence à courir à compter de l’assemblée ayant constaté les pertes.
L’objectif est de ramener les capitaux propres à un niveau au moins égal à la moitié du capital social.
Plusieurs solutions existent.
La solution la plus naturelle consiste à dégager suffisamment de bénéfices pour absorber les pertes.
C’est souvent l’option la moins coûteuse.
Les associés peuvent injecter de nouveaux fonds.
Cette augmentation peut renforcer la trésorerie et rassurer les partenaires.
La réduction de capital permet d’aligner le capital sur la réalité économique de l’entreprise.
Cette opération est souvent combinée avec une augmentation de capital (coup d’accordéon).
Dans certains cas, les associés peuvent abandonner des comptes courants d’associés pour améliorer les capitaux propres. Il faut faire une formalité modificative de reconstitution des capitaux propres.
L’absence de régularisation peut entraîner des conséquences importantes.
Tout intéressé (créancier, associé, partenaire) peut demander la dissolution de la société en justice.
Même si le juge dispose d’un pouvoir d’appréciation, l’inaction fragilise fortement la société.
Au-delà du risque juridique, cela peut compliquer :
Tout dépend de la situation réelle de l’entreprise.
La poursuite d’activité peut être pertinente si :
En revanche, si les difficultés sont structurelles, cette solution peut simplement repousser une fermeture inévitable.
Le bon réflexe consiste à se poser une question simple : l’entreprise a-t-elle une réelle capacité de rebond ?
La poursuite d’activité malgré les pertes est une décision stratégique mais encadrée juridiquement.
Lorsqu’une société perd plus de la moitié de son capital social, les associés doivent rapidement se prononcer.
Si la poursuite est choisie :
Anticiper, se faire accompagner et agir rapidement reste essentiel pour sécuriser l’avenir de la société.
Recourir au JSS en tant que mandataire pour vos formalités de poursuite d’activité malgré les pertes vous assure :
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