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L’augmentation de capital constitue une étape importante dans la vie d’une société. Qu’elle permette de financer son développement, d’accueillir de nouveaux associés ou de renforcer ses capitaux propres, cette opération implique plusieurs formalités juridiques. Parmi elles, la question de l’enregistrement de l’acte d’augmentation de capital suscite régulièrement des interrogations.
L’enregistrement auprès de l’administration fiscale n’est plus systématiquement obligatoire depuis les réformes intervenues ces dernières années. Toutefois, certaines opérations demeurent soumises à cette formalité, notamment lorsqu’elles portent sur des apports en nature.
Alors, dans quels cas faut-il enregistrer une augmentation de capital ? Quels sont les différents types d’apport ? Quels sont les délais à respecter ? Quels documents préparer ? Voici tout ce qu’il faut savoir.
Avant d’effectuer les formalités de publicité et de déposer le dossier sur le Guichet unique, il convient de vérifier si l’acte constatant l’augmentation de capital doit faire l’objet d’un enregistrement auprès de l’administration fiscale.
Depuis le 1er janvier 2021, la plupart des augmentations de capital réalisées par des sociétés commerciales ne sont plus soumises à l’obligation générale d’enregistrement.
Ainsi, lorsqu’une augmentation de capital est réalisée exclusivement par apport en numéraire ou par incorporation de réserves, primes ou bénéfices, l’acte est généralement dispensé d’enregistrement.
En revanche, certaines opérations continuent de relever d’un régime fiscal spécifique. C’est notamment le cas lorsque l’augmentation de capital comporte un apport de biens soumis à des droits d’enregistrement particuliers.
Une analyse préalable de la nature de l’opération permet donc d’éviter toute erreur susceptible d’entraîner un redressement ou des pénalités.
Le traitement fiscal dépend directement de la composition de l’apport.
Les principales formes d’apports sont :
Chaque catégorie répond à des règles propres en matière d’enregistrement.
Par exemple, un apport immobilier ou un fonds de commerce peut entraîner le paiement de droits de mutation, alors qu’un apport exclusivement en numéraire est généralement exonéré.
Lorsque l’enregistrement est requis, il porte généralement sur :
L’administration fiscale compétente est désormais le service de l’enregistrement (SIE – Service des impôts des entreprises) dont dépend le lieu d’exécution de la formalité ou celui désigné par les règles applicables à l’opération concernée.
Toutes les augmentations de capital ne produisent pas les mêmes conséquences fiscales.
Les augmentations de capital réalisées uniquement :
sont aujourd’hui, dans la majorité des cas, exemptées de droits d’enregistrement.
Cette simplification vise à faciliter les opérations de financement des entreprises et à alléger les formalités administratives.
Même en l’absence d’enregistrement, ces opérations demeurent soumises aux autres formalités juridiques : modification des statuts, publication d’une annonce légale et déclaration sur le Guichet unique.
La situation est différente lorsque l’augmentation de capital comprend des apports en nature.
Peuvent notamment être concernés :
Ces apports peuvent être soumis à des droits de mutation calculés selon la nature des biens transférés et les dispositions fiscales applicables.
Dans certains cas, des régimes de faveur ou des exonérations peuvent être accordés, sous réserve du respect de conditions précises.
Compte tenu de la technicité de ces règles, il est souvent recommandé de se faire accompagner par un professionnel.
Lorsque des droits sont dus, le montant dépend :
Le dossier présenté à l’administration doit permettre de justifier l’évaluation des biens et de calculer correctement les droits.
Une documentation incomplète peut retarder l’enregistrement ou entraîner des demandes complémentaires.
Même lorsque l’enregistrement est nécessaire, il est possible d’anticiper les formalités afin de limiter les délais de traitement.
Le dossier comprend généralement :
Préparer ces documents en amont facilite l’instruction du dossier.
Quand il s’agit d’une augmentation de capital par apport en nature, l’enregistrement de l’acte auprès du service des impôts des entreprises (SIE) compétent est obligatoire. Il doit être réalisé dans les délais prévus par le Code général des impôts, c’est-à-dire dans le mois suivant la date de l’acte. Cette formalité est gratuite. Les augmentations de capital réalisées par apport en numéraire ou par incorporation de réserves ne sont quant à elles soumises à aucune formalité d’enregistrement auprès du SIE.
Une fois les formalités fiscales accomplies, la société peut poursuivre les autres démarches nécessaires à la modification de son capital.
Pour les actes signés numériquement, il est obligatoire de les rematérialiser en 3 exemplaires papier afin qu’ils puissent être enregistrés par les impôts.
Après traitement du dossier, l’administration remet un exemplaire enregistré ou un justificatif de dépôt selon la nature de la formalité.
Ce document doit être conservé avec les registres sociaux de la société.
Il pourra être demandé lors d’un contrôle fiscal, d’une opération de cession ou à l’occasion d’autres formalités juridiques.
L’enregistrement fiscal ne constitue qu’une étape parmi l’ensemble des formalités liées à une augmentation de capital.
La société doit également :
Ces démarches sont complémentaires et doivent être réalisées dans le bon ordre afin d’assurer l’opposabilité de la modification aux tiers.
Sur My.JSS.fr, il est possible de publier rapidement l’annonce légale relative à une augmentation de capital et d’être accompagné dans l’ensemble des formalités juridiques nécessaires, afin de sécuriser la procédure et de gagner un temps précieux.
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